LDA
Lionel Debs Architectures
17 rue de Rosheim 67000 Sxb
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built with indexhibit

 
 
 
 
 

CACHE
installation réalisée pour la Nuit des Musées 2013

lieu Musée d'Art Moderne, Strasbourg, France
maître d'ouvrage Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
maître d'oeuvre Lionel Debs + Matthieu Buisson

programmeinstallation réalisée pour la Nuit des Musées 2013
statut livraison 2013


Derrière les murs des salles d'exposition parcourues chaque année par des milliers de visiteurs se dissimule un monde insoupçonné : celui des réserves, où sommeille la majeure partie des collections du musée.

Chaque oeuvre contenue dans ces collections est d'une richesse infinie.
Chaque oeuvre est un monde.
C'est vers ce monde caché que pointe cette installation.

Son architecture dévoile l'ampleur de ce trésor caché, sans le révéler.
L'impalpable se découvre à travers une construction matérielle, solide, concrète, volumineuse ; l'architecture suggère un monde caché.

Chaque caisse est unique, construite aux dimensions de l'oeuvre. C'est un rapport profondément intime qui la lie avec l'oeuvre, qu'elle protège comme un trésor.

Au gré des acquisitions multiples caractérisant le marché de l'art et des prêts entre musées, l'oeuvre, une fois sortie de l'atelier de l'artiste, n'a cessé d'être en mouvement.

Depuis qu'elle a été fabriquée, la caisse accompagne ce mouvement.
Cet accompagnement est sa raison d'être.

Objet concret à vocation exclusivement pratique, brute comme le bois dont elle est faite, la caisse est porteuse d'une aura, elle renvoie poétiquement vers une transcendance : passé, présent, futur, ici, ailleurs...

Elle contient tout cela.

L'infinie variété des formes, des origines géographiques, des trajectoires, le rapport intime de la caisse avec l'oeuvre, la richesse inestimable des réserves… c'est tout cela qu'exprime cette installation.

Utilisées comme principe formel, modules constructifs à «valeur esthétique ajoutée», les caisses, dans le même temps, font sens et signe.

Elles agissent au coeur de cette installation comme un signe tangible de ce qui se joue en arrière-plan : l'activité cachée du musée, les coulisses, les réserves, les oeuvres-mondes.

La variété, la richesse, la profondeur de ce qui se dérobe redevient palpable.
Les caisses font référence aux oeuvres, mais sans les montrer, sans même les contenir.

La frustration qu'elles créent pour le spectateur de l'installation est à l'image de la frustration induite par le caractère caché des réserves muséales.

L'installation, construite, volume dans un volume, se donne comme geste, comme manifeste qui fait signe ; elle est à l'image du musée comme édifice, signal architectural fort, imposant écrin digne de son précieux contenu.

La caisse, utilisée tout à la fois comme signe et principe architectural, fait le lien entre le trésor - l'oeuvre - et son écrin - l'édifice musée.

Le caché et le manifeste s'interrogent dans un même ensemble: la partie est dans le tout et le tout dans la partie…